Les paupières tombantes ne sont pas qu’une question d’esthétique : elles influencent aussi la vision, la confiance et l’expression du regard. Ce relâchement, appelé ptosis palpébral, causé par l’affaissement de la paupière supérieure, peut être congénital ou acquis, et dans certains cas nécessiter un traitement chirurgical.
Dans cet article, découvrez tout sur le ptosis, la chute de la paupière supérieure, les différentes causes, les symptômes, les traitements du ptosis, et les solutions naturelles ou médicales proposées par le Dr Line Khaddaj, chirurgienne esthétique à Lille, spécialiste de la chirurgie du ptosis.
Qu’est-ce que le ptosis ou paupière tombante ?
Le ptosis (ou ptose des paupières) désigne la chute de la paupière supérieure au-delà de sa position normale. Cette descente du bord libre de la paupière supérieure réduit parfois la vision, surtout lorsque le bord libre de la paupière recouvre la cornée. Le ptosis peut être léger, donnant simplement un air fatigué, ou sévère, obstruant le champ visuel supérieur.
On distingue plusieurs formes :
- Le ptosis congénital, présent dès la naissance, lié à une faiblesse du muscle releveur de la paupière.
- Le ptosis acquis, apparaissant au fil du temps à cause du vieillissement, d’un traumatisme ou d’une cause médicale et notamment neurogène (paralysie du nerf moteur oculaire) ou musculaire (myasthénie).
- Le ptosis aponévrotique, le plus fréquent, lié à un relâchement de la fixation du muscle releveur sur la paupière.
Le diagnostic de ptosis est clinique, il se diagnostique par un examen clinique réalisé par un chirurgien ou un ophtalmologiste.
Les symptômes du ptosis : quand consulter ?
Un ptosis se manifeste par un affaissement de la paupière supérieure qui recouvre partiellement l’œil.
Les symptômes incluent :
- Une diminution du champ visuel, en particulier du champ visuel supérieur ;
- Une asymétrie entre les deux paupières ;
- Une tendance à remonter le front ou relever le menton pour compenser la gêne visuelle ;
- Une fatigue oculaire en fin de journée.
Dans les cas sévères, le ptosis entraîne une gêne fonctionnelle importante. Il est alors conseillé de consulter un chirurgien pour évaluer la fonction du muscle releveur de la paupière et envisager un traitement chirurgical du ptosis.
Les différentes causes du ptosis
Ses causes sont multiples :
- Vieillissement naturel : la paupière supérieure peut s’affaisser avec l’âge à cause d’un relâchement des muscles et d’un affaiblissement du releveur de la paupière supérieure.
- Causes congénitales : le ptosis congénital est dû à une anomalie de développement du muscle releveur. Il peut toucher un seul œil ou les deux paupières.
- Origines neurologiques ou musculaires : certains syndromes comme le syndrome de Claude Bernard-Horner peuvent provoquer un ptosis neurogène.
- Causes traumatiques ou post-chirurgicales : une chirurgie oculaire ou un traumatisme peut altérer la fonction du muscle releveur.
Identifier la cause précise est essentiel pour choisir entre un traitement médical ou un traitement chirurgical.
Ptosis ou blépharoplastie : quelle différence ?
Le ptosis palpébral est souvent confondu avec l’excès de peau traité par une blépharoplastie supérieure.
La blépharoplastie vise à corriger un excédent de peau ou un pli palpébral supérieur peu marqué, alors que la chirurgie du ptosis agit directement sur le muscle releveur de la paupière.
En pratique :
- Si la paupière recouvre plus de 2 mm la pupille, on parle souvent de ptosis.
- Si la gêne vient d’un excès de peau, on privilégiera une blépharoplastie chirurgicale.
Souvent, le chirurgien associe les deux gestes pour une correction du ptosis complète et harmonieuse.
Comment évaluer un ptosis avant traitement ?
Un examen clinique devant un ptosis est indispensable.
Le praticien évalue :
- la hauteur de la paupière par rapport à la pupille,
- la qualité du pli palpébral supérieur,
- la fonction du muscle releveur,
- et la symétrie entre les deux paupières.
Cet examen permet de distinguer un ptosis congénital d’un ptosis acquis et de choisir la technique de chirurgie adaptée.
Le traitement du ptosis : quand la chirurgie devient nécessaire
Lorsque le ptosis gêne la vision ou modifie significativement l’esthétique du visage, le traitement chirurgical du ptosis est envisagé.
Ce traitement est chirurgical car il vise à remonter la paupière en agissant sur les structures anatomiques profondes.
L’intervention se pratique sous anesthésie locale ou générale et en chirurgie ambulatoire.
Elle consiste à raccourcir ou retendre le muscle releveur de la paupière supérieure, selon son degré de fonction.
Dans certains cas, les cas les plus sévères ou en cas de récidive, une suspension frontale est utilisée, reliant la paupière au muscle du front pour maintenir la paupière supérieure à la bonne hauteur.
Le résultat recherché est un regard ouvert, naturel, sans asymétrie ni rigidité.
Déroulement d’une chirurgie du ptosis
La chirurgie du ptosis dure entre 45 minutes et 1h30 selon la technique utilisée.
Le chirurgien réalise une incision dans le pli palpébral supérieur, dissimulée dans un pli de la paupière supérieure pour rendre la cicatrice quasi invisible.
Le muscle releveur de la paupière est ensuite raccourci (résection) ou replié (plication) pour redonner à la paupière supérieure sa position naturelle.
Si le muscle releveur est trop faible, on procède à une suspension frontale à l’aide d’un fil ou d’un petit implant pour assurer la correction du ptosis.
Pour les ptosis très léger, l’incision est faite à l’intérieur de la paupière, pour procéder à la résection du muscle de Müller, un muscle accessoire pour l’élévation de la paupière, mais qui permet une correction satisfaisante pour les ptosis légers.
L’intervention peut concerner une seule paupière ou les deux paupières.
Elle se déroule en ambulatoire, permettant un retour à domicile le jour même.
Suites opératoires et cicatrisation
Les suites d’une chirurgie du ptosis sont simples et peu douloureuses.
Un œdème et de petites ecchymoses apparaissent les premiers jours, disparaissant en général 5 à 7 jours après l’opération.
Il est fréquent d’avoir une légère difficulté à fermer complètement l’œil pendant quelques jours, le temps que le muscle s’adapte.
Les soins incluent des compresses froides et une pommade ophtalmique pour hydrater la surface oculaire.
Les cicatrices sont fines et situées dans le pli palpébral, donc invisibles à terme.
Le résultat final apparaît après environ un mois, avec un regard reposé et une hauteur de la paupière harmonieuse.
Résultats et bénéfices : esthétiques et fonctionnels sur la paupière
La cure de ptosis offre un double bénéfice : correction de la chute du bord et amélioration esthétique
- Fonctionnel, en améliorant le champ visuel
- Esthétique, en redonnant un regard jeune et équilibré.
Le ptosis corrigé restaure la symétrie du regard et met en valeur la paupière supérieure sans excès de tension.
Le résultat est durable, stable et souvent associé à un gain de confort oculaire significatif.
Certaines situations peuvent justifier une retouche mineure, notamment si le ptosis est asymétrique ou si le ptosis récidive par un relâchement du muscle avec le temps.
Alternatives et gestes complémentaires
En dehors du traitement chirurgical, certains cas de ptosis peuvent bénéficier dans le même temps :
- d’un traitement par blépharoplastie pour corriger l’excès de peau,
- de traitements médicaux pour corriger le ptosis par stimulation musculaire ou dispositifs médicaux temporaires,
- d’une approche esthétique combinée à la chirurgie du ptosis pour un résultat global harmonieux, avec notamment l’injection de graisse péri orbitaire pour les yeux creux, ou alors l’injection de toxine botulique pour les rides péri orbitaires.
Ces approches sont discutées lors de la consultation afin d’adapter la stratégie à chaque morphologie et à chaque patient.
L’expertise du Dr Line Khaddaj à Lille
Le Dr Line Khaddaj, Chirurgienne Spécialiste Qualifiée en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique, pratique la chirurgie du ptosis et la blépharoplastie supérieure à Lille, au sein de l’Hôpital Privé Le Bois.
Formée à la Faculté de Médecine de Lille, elle allie maîtrise technique et sens artistique.
Chaque traitement chirurgical du ptosis est personnalisé en fonction du type et du degré de ptosis.
Le Dr Khaddaj accorde une importance particulière à la naturalité du résultat et à la préservation du pli palpébral supérieur.
Les interventions se déroulent dans un cadre médical sécurisé, avec un suivi attentif jusqu’à la cicatrisation complète.
Après l’opération : conseils et suivi
Après la chirurgie, il est conseillé :
- d’éviter les efforts physiques pendant 10 jours,
- de dormir la tête surélevée pour limiter le gonflement,
- d’appliquer une pommade lubrifiante pour protéger la surface oculaire,
- et de consulter en cas de gêne oculaire.
Une évaluation post-opératoire est prévue afin de contrôler la fermeture de la paupière et la cicatrisation.
Le résultat définitif est apprécié entre un et trois mois après la chirurgie, une fois le pli palpébral et les tissus complètement stabilisés.
À retenir : l’essentiel sur la cure de ptosis
- Le ptosis désigne un affaissement de la paupière supérieure pouvant altérer le champ visuel.
- Il peut être congénital ou acquis, lié à une faiblesse du muscle releveur de la paupière.
- Le traitement du ptosis est souvent chirurgical, visant à corriger le ptosis en repositionnant la paupière.
- La chirurgie du ptosis se pratique en chirurgie pour corriger la chute du bord libre avec des incisions fines dissimulées dans le pli palpébral supérieur.
- Le résultat est naturel, durable et améliore à la fois le regard et le champ visuel supérieur.
- Le Dr Line Khaddaj, à Lille, propose une approche sur mesure de la cure de ptosis, alliant sécurité, technicité et sens esthétique.





